Tableau à l’appui, Stéphane Paolino, notaire associé à Cagnes-sur-Mer et délégué à la communication de la Chambre des notaires des Alpes-Maritimes, montre que la courbe des prix de l’immobilier sur le département a toujours été ascendante. Même la crise du Covid-19, n’a pas fait ciller le marché, ou si peu. « Ce trimestre, nous constatons une hausse moyenne des prix de vente d’appartements dans les Alpes-Maritimes de 1,6 %. » Le notaire se base sur l’ensemble des ventes signées dans le département (sans compter les compromis de vente en cours). « Avec des secteurs qui s’en sortent encore mieux comme Èze, avec des prix de vente en hausse de + 17,3 % ; + 8,3 % à Grasse ; + 12,6 % à Peymeinade ; 13,8 % à l’Escarène ; + 9,4 % à Saint-André-de-la-Roche ou encore + 14,5 % à la Trinité. Menton connaît une hausse plus modérée avec + 3,8 %. À Nice, les quartiers qui marquent une poussée significative sont Nice Centre avec 6,3 % et Riquier, Pasteur et Cimiez avec + 5 %. D’une façon générale, nous sommes le département où les prix n’ont jamais baissé. »
Quel prix, quelle surface ?
« La moyenne des prix de vente est de 227.800 euros pour une surface moyenne de 52 m² ». Des petites surfaces qui pourraient faire penser à de la primo-accession. Que nenni répond le notaire : « Il n’y a plus ou très, très peu de primo-accédants. Les taux pour emprunter ont sensiblement augmenté, avec vraisemblablement une approche des 4 % d’ici la fin de l’année pour les prêts sur 25 ans. Et chaque fois que le taux monte, le pouvoir d’achat baisse ».
Quel profil ?
Alors qui achète ? « Des retraités et des actifs qui vendent un bien pour venir s’installer dans la région, et une clientèle étrangère qui représente à peine 10 % des acquéreurs. »
Ce que ces chiffres montrent, c’est un marché est tendu (s’il fallait le démontrer). « Il y a très peu de logements neufs à la vente, les avantages offerts par la loi Pinel ont disparu et le nouveau statut du bailleur privé vient à peine d’entrer en jeu. On note aussi que les prix de vente des Moyen et Haut pays sont à la hausse de + 12,5 %, certainement signe que les actifs s’éloignent de plus en plus pour retrouver des surfaces plus grandes à des prix plus abordables, ce qui induit une diminution de l’offre et donc une augmentation des prix de vente. »
Impact de la guerre au Moyen-Orient ?
« On ne peut rien prédire mais on constate avec ces données, nonobstant les évènements géopolitiques et la conjoncture économique, que l’immobilier, et plus spécialement l’immobilier des Alpes Maritimes, reste une valeur refuge privilégiée par les particuliers. »
